Une royale mariée féministe, une mixité en danger, et le Vénézuela , c’est la semaine d’AXEL.L.E

1. L’ÉCOLE : ATTENTION DANGER

Des digicodes dans les toilettes des filles pour éviter des agressions sexuelles, des garçons qui n’adressent plus la parole aux filles, des certificats médicaux qui éloignent les petites filles des piscines, des tarifs de fellations qui s’échangent dans les couloirs de collège, mais qu’arrive t-il à l’école ? Bien des malheurs… Malgré leurs belles paroles et leurs lois sans fin, les pouvoirs publics ont laissé tombé l’école et la mixité en son sein. Et les jeunes filles sont les premières victimes de cet abandon.

CHOISIS TON CAMP

Deux choix s’offrent à elles : se sur-sexualisées pour convenir aux clichés de genre exacerbés par “l’éducation” youporn et autres télé-réalité. L’autre choix pour elles est d’aller à l’encontre de tout cela : de répondre aux injonctions d’un islamisme précoce et juvénile en se couvrant déjà la tête, que les “grands frères” leur impose jusqu’aux grilles de l’école. Elles apprennent à être discrète, à se soumettre déjà si jeune, pour ne pas être comme ces filles qui flirtent. Des filles dont ils parlent si mal “dans réputation, il y a pute”, mais qu’ils dont ils ne peuvent se passer dans les toilettes. Alors dès la  cour d’école, c’est le dilemne pour les jeunes filles. Quelle attitude adoptée pour être tranquille ? Toujours soumise à la loi des petits mâles.

DES CITOYENNES DE SECONDE ZONE

Sur le harcèlement sexuel de rue, nous légiférons sans cesse, des Weinstein et autres “prédateurs” du show biz,  nous faisons des hastags. Mais quid de ces attaques, de ces agressions, de cette reléguation des petites filles au second rand de la citoyenneté dès le plus jeune âge ? Quid des relations mixtes de plus en plus rares ? Des classes de plus en plus coupées en deux ? Des garçons ne s’assoient plus à côté des filles, qui ne les regardent même plus. Les seuls rapports de mixité que nous souhaitons pour les enfants doivent-ils se passer dans les toilettes ?
Et quid des filles qui ne se déplacent plus qu’à 5-6 par prudence. Et c’est un directeur de lycée qui le dit.

 

 

LES FILLES OSENT

Par peur d’être taxés d'”islamophobe”, les pouvoirs publics laissent les petites filles s’hyper sexualiser ou trop se couvrir.
Dès la maternelle, ces petits garçons qui ne veulent pas tenir la main à leur maitresse, ces rangs qui se séparent en deux camps : les filles d’un côté, les garçons de l’autre.Les cours de récré de moins en moins mixtes.  Mais en parler ferait le jeu des extrêmes. Se taire a fait le jeu de leurs extrêmes.

Alors qui pour réagir ? Et bien les jeunes filles elles-mêmes. Pour cela, nous vous conseillons fortement la lecture de l’enquête de l’Express dont nous tirons entre autres, de larges extraits dans cet article. Elle donne la parole à deux jeunes filles d’un lycée de Pontoise en région parisienne qui ont décidé de réagir. La conséquence de leur engagement ? Un tournoi de football ENFIN mixte organisé dans leur lycée.
Une enquête à lire ici :

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/n-abandonnons-pas-les-filles_2005710.html

L’interview des 2 jeunes lycéennes :

Et pour aller plus loin, AXEL.L.E MAGAZINE consacrera prochainement une enquête avec reportages et témoignages sur notre société qui se tend vers le repli sur soi, la non-mixité. 

 

2. UNE ROYALE MARIÉE MÉTISSE, DIVORCÉE ET FÉMINISTE

Un mariage royal dont l’héroïne est métisse, divorcée et féministe. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit pareille chose au château de Windsor. Des voeux modernisés, une entrée solennelle sans personne à son bras, une robe loin des meringues de conte de fées, Meghan Markle a fait une entrée (très) remarquée dans la monarchie britannique.

ELLE N’A EU BESOIN DE PERSONNE

Rentrer seule dans l’Eglise pour un mariage royal à Windsor, il fallait oser. Meghan l’a fait. Désormais c’est sûr, toutes les jeunes mariées rentreront ainsi. Une mode est lancée, et quelle mode ! Une touche d’indépendance dans un cérémonial encore bien traditionnel.
A qui devont-nous ce changement ? A Meghan of course. La jeune femme, privée de père pour la cérémonie de son mariage, a monté, seule contre tous, les marches qui la menaient à l’entrée de l’Eglise. Puis, seule encore, elle est entrée dans l’impressionnante chapelle. Sans personne à son bras, elle s’est avancé jusqu’au choeur.
A mi-chemin, son beau-père le prince Charles, est venu lui tenir compagnie, lui offrant son bras.
Cette entrée, que nous connaissions mais dont nous avions minimisé la symbolique, a été particulièrement émouvante. Cette jeune femme n’avait besoin de personne pour rejoindre son amoureux. Droite comme un i, fière comme un coq.
Il faut dire que le féminisme est une cause qui tient à coeur de la toute nouvelle duchesse. En 2015, elle a fait un discours remarqué devant l’ONU pour parler de son engagement pour le droit des femmes. Elle y avait dévoilé être féministe depuis l’âge de 11 ans.

Alors si nul ne sait si Meghan continuera son engagement féministe. Certains parient déjà sur le fait qu’elle l’a abandonné depuis son “YES” à Harry. La jeune femme n’a en effet plus le droit d’exercer son métier, de prendre la parole en public sur ce sujet, ni de se mobiliser pour ce genre de combats. Dommage. Mais allez Meghan, surprends nous encore.

 

DES VOEUX NOUVEAUX

Dans ses voeux de mariage, Meghan Markle a décidé de supprimer le verbe “to obey”. Dans la tradition anglaise, les femmes doivent jurer obéissance à leurs maris.
Beurk ? On ne vous en parle pas.
Mais ces temps sont révolus. Elle sera donc fidèle à son prince, le soutiendra dans la richesse et la pauvreté, mais elle ne lui obéira pas. Ce choix moderne n’est cependant pas une nouveauté. L’actrice américaine marche en effet dans les pas de Diana et de Kate Middleton qui elles aussi, avaient renoncé à ce voeux d’un autre âge.

Voici les voeux qu’a prononcé MEGHAN  : 

“I Meghan, take you, Harry, to be my husband, to have and to hold from this day forward; for better, for worse, for richer, for poorer, in sickness and in health, to love and to cherish, till death us do part; according to God’s holy law. In the presence of God I make this vow.”

3. ET PENDANT CE TEMPS-LÀ, AU VÉNÉZUELA

C’est un pays qui s’enlise. Et comme souvent en pareil cas, ce sont les femmes qui paient les premiers très lourds tribus. Et plus précisément les jeunes mères. En cause : l’hyperinflation estimée à 14 000%, la pénurie de nourriture, de couches, de médicaments. Résultat : la mortalité infantile a augmenté de 30% et la mortalité maternelle de 65% en 2016. C’est le JDD qui nous apprend cette catastrophe humanitaire dans son édition de dimanche. 
Conséquences, ce sont plus de 5000 personnes qui fuient chaque jour le Vénézuela pour les pays voisins : Argentine, Brésil, Colombie. Près de 2 millions d’habitants ont quitté le pays sur les 30 millions de citoyens vénézuéliens.
L’Etat frontalier du Roraima, au Brésil, enregistre une hausse de 6500 % du nombre de patients étrangers dans ses services de santé.

Des femmes de plus en plus jeunes, des bébés de plus en plus petits

Les femmes qui viennent y accoucher, de plus en plus nombreuses, arrivent à obtenir la nationalité brésilienne dès lors que leur bébé, né au Brésil, devient brésilien.
Mais les conditions de voyage pour venir à Boa Vista, plus de 1000 kms, et les conditions de vie lors de leur grossesse dans leur pays, créent de plus en plus de problèmes sur les  bébés vénézuéliens. Les prématurés se multiplient, tout comme les accouchements difficiles.

L’Etat du Roraima a de plus en plus de mal à faire face à cet afflux de de migrants.
Et comme dans toute crise migratoire, les femmes sont les premières victimes de l’exploitation sexuelle. Car les vénézuéliennes qui arrivent à rester au Brésil laissent souvent des enfants, des parents au pays. Ainsi, elles doivent travailler 12 heures / jour pour leur envoyer de l’argent. Et bien souvent, c’est la prostitution qui les attend.

Un Etat accueillant mais violent contre les femmes

Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, l’Etat du Roraima était avant même cette crise, l’un des Etat où les violences contre les femmes étaient les plus nombreuses.
Obligées de quitter leur pays, leur famille, pour venir accoucher en sécurité, c’est la violence et la prostitution qui les attend dans les rues du pays qui les accueille.

Nicolas Maduro, le Président Vénzuélien, fraîchement réelu

Mais selon Nicolas Maduro, le président du Vénézuela tout juste réelu, la descente aux enfers de son pays est dûe aux sanctions internationale et aux Etats-Unis. Mais pas à sa gestion économique. Pour l’heure, il refuse l’aide humanitaire internationale.
Cette crise menace l’équilibre de tous les pays de la région.

 

4. LES HOMMES N’ONT PLUS LE DROIT DE SE FAIRE BEAUX À PARIS

C’est une bien mauvaise nouvelle qui nous attendait au coin d’une rue du 18ème arrondissement de Paris. Sur la vitrine d’un salon de beauté, nous avons découvert avec stupeur cette affiche :

Un salon de beauté réservé aux femmes au coeur de la capitale ? Nous ne pouvons que nous y opposer et devenir vigilants pour que cette mixité qui fait déjà défaut dès l’école, ne devienne pas un doux rêve d’antan.

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